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LA NEIGE ET LES AVALANCHES


Dans les nuages, les goutelettes d'eau peuvent rester liquides. Si le refroidissement se poursuit, l'eau se congèle autour de minuscules particules (poussières...) qui servent de noyau de congélation. Les cristaux de glace captent les goutelettes voisines, s'alourdissent...et tombent vers le sol, aggloméres en flocons.

En fonction des conditions de leur formation et de leur chute, les cristaux peuvent avoir des caractéristiques très différentes. Leur structure de base (hexagonale) est toujours identique, mais ils peuvent avoir des centaines de formes et de tailles différentes.

Pour simplifier, on peut retenir quatre type de cristaux suivant la température:

Cristaux en colonnes Cristaux en plaquettes Cristaux en étoiles Neige roulée ou grésil
De -6 à -10°C De -10 à -12°C De -12 à -20°C Du à des turbulences dans les
nuages fortement saturés


 Les avalanches.

La neige est un matériau solide bien particulier dont la composition, les qualités et les propriétés évoluent en fonction des conditions météorologiques. Elle possède des propriétés mécaniques qui permettent d'expliquer la formation des avalanches.

    La neige résiste mieux à la compression qu'à la traction.
    Le tassement naturel de la neige représente une diminution d'environ 75% de la hauteur initiale des chutes.
    La compression rapproche les cristaux et favorise la création de liens entre eux.
    Par contre, quand la couche de neige s'étire la solidité des liens diminue. Par exemple, à la rupture de pente le manteau neigeux est soumis à une traction permanente qui augmente avec la charge des nouvelles chutes de neige ou le passage d'un skieur la couche peut casser.

    La neige possède une certaine cohésion.
    Par son propre poids sous l'action de la pesanteur, la neige a tendance à glisser vers le bas de la pente à mesure qu'elle se dépose.
    Lorsque s'amorce la métamorphose de fonte, l'eau présente dans le manteau neigeux regèle. La neige mouillée reste encore en équillibre sur la pente par la cohésion capillaire. La liaison entre les cristaux n'est plus assurée que par l'eau encore liquide et la cohésion est très précaire.

    La neige possède une certaine plasticité.

    Comme la glace, la neige épouse dans une certaine mesure les irrégularitées du sol. Cette plasticité est plus importante pour une neige proche de 0°C.

 Les avalanches de neige récente.

Très spéctaculaires, elles de produisent à n'importe quel moment de la journée. De grosses quantités de neige sont misent en mouvement. Cette neige est mélangé à l'air et s'écoule en  aérosol. Elle peut atteindre de très grandes vitesses (100 à 400 Km/h). Elle acquière une énergie considérable et repousse l'air devant elle en créant une onde de choc. A la rencontre d'un obstacle l'air est violemment expulsé et la neige se transforme en un véritable béton par compactage brutal.

 Les avalanches de plaques.

Il y a formation de plaques et danger de rupture, chaque fois qu'une couche de neige compacte est mal solidarisée avec la sous-couche. Une plaque se comporte comme un solide accroché à une pente par des ancrages amont, aval et latéraux. Il y a risque de rupture puisque l'ancrage inférieur est déficient. La plaque peut cèder suite à une nouvelle chute de neige ou le passage d'un skieur.

 Les avalanches de fonte.

Elles se produisent surtout à l'occasion de phases de redoux. Lors de la fonte printanière, ce sont des avalanches de fond qui se déclenchent, rabottant tout sur leur passage et emportant le manteau neigeux jusqu'au sol.

 L'échelle européenne de risque d'avalanche.

En avril 1993, répondant aux voeux de nombreuses associations de pratiquants de la montagne, un groupe de travail réunissant les services de prévision du risque d'avalanche des pays de l'arc alpin a adopté une échelle de risque d'avalanche commune. Cette échelle est actuellement utilisée par tous les pays de l'Europe occidentale.


ECHELLE EUROPEENNE DE RISQUE D'AVALANCHE
Indice du risque
Stabilité du manteau neigeux
Drapeau Probabilité de déclenchement
FAIBLE
1
Le manteau neigeux est stabilisé dans la plupart des pentes.
Les déclenchements d'avalanches ne sont en générales possibles que par fortes surcharges (***) sur de très rares pentes raides(*).
Seules des coulées ou de petites avalanches peuvent se produire spontanément.
LIMITE
2
Dans quelques (**) pentes suffisamment raides, le manteau neigeux n'est que modérément stabilisé. Ailleurs, il est bien stabilisé.
Déclenchements d'avalanches possibles surtout par forte surcharge(***) et dans quelques pentes généralement décrites dans le bulletin. Des départs spontanés d'avalanche de grande ampleur ne sont pas à attendre.
MARQUE
3
Dans de nombreuses(**) pentes suffisamment raides, le manteau neigeux n'est que modérément à faiblement stabilisé.
Déclenchements d'avalanches possibles parfois même par faible surcharge(***) et dans de nombreuses pentes, surtout celles généralement décrites dans le bulletin. Dans certaines situations, quelques départs spontanés d'avalanches de taille moyenne, et parfois assez grosse, sont possibles.
FORT
4
Le manteau neigeux est faiblement stabilisé dans la plupart(**) des pentes suffisamment raides.
Déclenchements d'avalanches probables même par faible surcharge(***) dans de nombreuses pentes suffisamment raides. Dans certaines situations, de nombreux départs spontanés d`avalanches de taille moyenne, et parfois grosse, sont à attendre.
TRES FORT
5
L'instabilité du manteau neigeux est généralisée.
De nombreuses et grosses avalanches se produisant spontanément sont à attendre y compris en terrain peu raide.

(*) Pentes particulièrement propices aux avalanches en raison de leur déclivité, de la configuration du terrain, de la proximité des crêtes...
(**) Les caractéristiques de ces pentes sont généralement précisées dans le bulletin: altitude, exposition, topographie...
(***) Surcharge indicative : forte (par exemple skieurs groupés) ou faible (par exemple skieur isolé, piéton).

Le terme déclenchement concerne les avalanches provoquées par surcharge, notamment par le(s) skieur(s).
Le terme départ spontané concerne les avalanches qui se produisent sans action extérieure.

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